Le Bonheur est un Choix

par SLAURY  -  16 Août 2025, 13:19  -  #12-Humeurs, #5-Bien-etre

La notion du bonheur :

 

Aujourd'hui, en surfant sur mes réseaux sociaux, je suis tombée sur une publication très intéressante, elle concernait la notion du bonheur selon Arthur SCHOPENHAUER (philosophe allemand).

 

Selon lui, le bonheur est impossible, et personne ne pourra jamais l'atteindre.

Il considère que le bonheur n'est qu'un mot pour désigner l'absence temporaire de douleur.

On pense être heureux, on ne l'est pas, on est juste moins mal qu'hier, et ce répit est toujours suivi d'un manque.

 

Selon lui, le bonheur est impossible car le désir est infini.

L'homme obtient, s'habitue, s'ennuie, redésire.

C'est un cycle, un cercle, une malédiction.

Tant qu'on désire, on souffre, et tant qu'on vit, on désire.

 

Selon SCHOPENHAUER, le monde est régi par une volonté, une force aveugle, insatiable, irrationnelle.

Elle pousse à vouloir, courir, espérer, sans jamais s'accorder la paix.

Le bonheur serait un mot pour se tenir tranquille.

Le bonheur n'existerait pas, ce qui existe c'est la lucidité, et dans un monde malade de désir, être lucide serait la liberté.

 

Définition du bonheur :

 

Selon le dictionnaire (le Robert), il existe 2 définitions du bonheur :

1) Chance, porter bonheur

2) Etat de pleine satisfaction, le bonheur d'aimer

 

Ma perception du bonheur :

 

Ma réponse à la publication concernant la notion du bonheur selon SCHOPENHAUER est la suivante :

 

Le bonheur s'apprend, c'est un choix et c'est un travail quotidien.

 

On peut avoir eu une vie très difficile (deuils, problèmes de santé, ruptures amoureuses, difficultés financières, infertilité, surpoids, etc.) et choisir de sombrer ou au contraire en tirer des leçons.

 

On peut choisir d'être ambitieux tout en sachant apprécier à chaque étape ses succès.

 

Vouloir plus ne signifie pas qu'on est malheureux, de la même façon qu'on peut aimer de plus en plus fort, cela ne signifie pas que ce n'était pas assez, mais qu'on développe de plus en plus la relation.

 

La vie serait moins savoureuse si on arrêtait de vouloir plus. Mais la vie serait également sans saveur si on n'arriverait pas à prendre la valeur de l'instant.

 

Le bonheur est un choix.

 

Mon expérience du bonheur concernant mon corps :

 

Je peux prendre l'exemple de mon corps, de mon poids et du sport.

 

Jusqu'à mes 20 ans, j'avais une corpulence dans la norme mais pourtant je n'étais jamais satisfaite de mon poids, je voulais toujours plus, dans le sens faire 50 kilos et pour cela je faisais du sport dès que j'en avais l'occasion.

 

En cela mon regard sur mon corps semble confirmer la théorie du bonheur de SCHOPENHAUER.

 

Là où mon avis diffère, c'est que c'est justement en doublant mon poids (suite à plusieurs épreuves de la vie), et en étant réellement trop grosse par rapport à la norme que j'ai développé l'apprentissage du bonheur, de l'acceptation. 

 

J'aurais pu tomber en dépression à cause de ma prise de poids, de mes difficultés avec ce nouveau poids (problèmes pour me vêtir, me mouvoir) et des remarques dégueulasses que j'ai subi, j'aurais pu être dégoutée de mon corps et ne plus m'aimer.

 

Mais c'est cette expérience réelle de surpoids conséquent qui m'a fait réaliser que ce que j'avais avant mes 20 ans était parfait.

 

Et c'est le fait d'apprendre à m'aimer de façon inconditionnelle qui m'a fait tenir le coup et me pousser à prendre soin de moi.

 

Pour m'aimer même avec mon poids en trop, il a fallu que je travaille sur moi, jour après jour et que j'apprenne à être heureuse avec mes kilos en trop.

 

J'ai appris à me regarder dans le miroir, à continuer à me prendre en photo (je n'ai jamais arrêtée de toute ma vie d'ailleurs), à m'habiller avec envie et joie, à me maquiller, me coiffer, porter des bijoux, me montrer sur les réseaux sociaux, danser, sortir, avoir des relations amoureuses et amicales.

 

Ce blog en est le parfait exemple.

 

J'ai choisi à plusieurs reprises de perdre du poids (sport, régimes), non parce que j'étais devenue malheureuse, mais parce que j'en voulais plus, plus de joie, plus de bonheur.

 

On pourrait se dire que ça rejoint ce que dit le philosophe : on obtient, s'habitue, s'ennuie, redésire.

 

Mais je ne comprends pas en quoi ce serait synonyme de Malheur, je vois ça plutôt comme de l'évolution, et pour moi c'est la logique de la vie, on s'habitue puis on évolue.

 

Vouloir maigrir, pour aimer encore plus mon corps et me faire encore plus plaisir dans la vie, ne signifie pas que je suis malheureuse, cela signifie que j'ai des objectifs de bonheur qui évoluent et grossissent.

 

Je choisis chaque jour et en pleine conscience d'être heureuse, je savoure chaque nouvelle journée, chaque nouvelle expérience, chaque petit instant d'une activité qui me fait du bien, chaque souvenir qui me revient, chaque nouveau voyage, chaque nouvelle rencontre.

 

Mais je choisis d'en vouloir plus, de vouloir plus de journées, plus d'expériences, plus d'activités, de retrouver une personne en particulier, de voyager encore et encore, de rencontrer de nouveaux visages à chacune de mes sorties.

 

Le bonheur est un choix et vouloir plus de bonheur n'est pas négatif et n'est pas synonyme de malheur.

 

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